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Faut-il vendre avant d’acheter son prochain logement ?

Faut-il vendre avant d’acheter son prochain logement ?

Dans la majorité des situations, vendre son logement avant d’en acheter un autre constitue la solution la plus prudente. Vous connaissez alors précisément votre apport, vous évitez le risque d’un crédit relais prolongé et vous présentez un dossier de financement plus simple à la banque.

Acheter avant de vendre peut néanmoins être pertinent lorsque vous avez trouvé un bien rare, que votre situation financière permet de supporter temporairement deux opérations et que votre logement actuel a été estimé de manière réaliste dans un marché suffisamment actif.

Le bon ordre dépend donc de quatre éléments :

  • la valeur réellement vendable de votre logement ;
  • le capital restant dû sur votre crédit ;
  • votre capacité d’emprunt ;
  • le délai probable de la vente.

Avant de commencer vos recherches, la première étape consiste à faire estimer correctement votre bien immobilier. Une surestimation de quelques pourcents peut suffire à déséquilibrer l’ensemble du projet.

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Faut-il vendre ou acheter en premier ?

Votre situation Stratégie généralement préférable
Vous avez besoin du produit de la vente pour acheter Vendre avant d’acheter
Votre capacité d’emprunt est limitée Vendre avant d’acheter
Votre bien actuel est atypique ou difficile à vendre Vendre avant d’acheter
Vous souhaitez éviter un crédit relais Vendre avant d’acheter
Vous avez trouvé un logement rare Acheter avant de vendre peut se justifier
Vous disposez d’une épargne importante Acheter avant de vendre peut être envisageable
Votre logement est déjà sous compromis Achat et vente peuvent être coordonnés
Votre bien est correctement estimé dans un marché actif Le crédit relais peut être étudié
Vous ne pouvez pas supporter deux déménagements Acheter avant de vendre apporte plus de confort

Vendre d’abord privilégie la sécurité financière. Acheter d’abord privilégie le confort et la liberté de choisir son futur logement.

Il ne faut toutefois pas prendre cette décision uniquement à partir du prix auquel vous espérez vendre. Le calcul doit reposer sur le montant net que vous récupérerez réellement.

Quelle somme récupérerez-vous après la vente ?

Le prix de vente affiché ne correspond pas au capital disponible pour votre prochain achat.

Le calcul est le suivant :

Capital disponible = prix net vendeur – capital restant dû – frais liés à la vente et au remboursement du prêt

Il faut notamment déduire, selon votre situation :

  • les honoraires d’agence lorsqu’ils sont à la charge du vendeur ;
  • le capital restant dû ;
  • les éventuelles indemnités de remboursement anticipé ;
  • les frais de mainlevée d’une hypothèque ;
  • les diagnostics et autres dépenses de préparation ;
  • l’impôt éventuel sur la plus-value ;
  • les frais de déménagement ou de relogement temporaire.

Exemple de calcul

Un propriétaire pense vendre son logement 400 000 €.

Élément Montant
Prix net vendeur estimé 400 000 €
Capital restant dû – 120 000 €
Diagnostics et autres frais vendeur – 2 000 €
Indemnité et frais liés au remboursement du prêt – 3 000 €
Capital théoriquement disponible 275 000 €

Ce propriétaire ne dispose donc pas de 400 000 € pour financer son prochain achat, mais d’environ 275 000 €.

Ce montant doit ensuite être complété par :

  • son épargne personnelle ;
  • le nouveau crédit immobilier ;
  • les éventuelles aides ou prêts complémentaires.

Pour effectuer ce calcul avec davantage de précision, consultez notre article consacré au prix net vendeur.

Vendre avant d’acheter : la solution la plus sécurisante

Les Notaires de France considèrent qu’il est généralement plus prudent de vendre son logement avant d’acheter le suivant lorsque le produit de la vente doit financer la nouvelle acquisition.

Cette stratégie présente quatre avantages principaux.

Vous connaissez précisément votre budget

Une fois l’acte de vente signé, vous connaissez :

  • le prix réellement obtenu ;
  • le capital remboursé à la banque ;
  • les frais supportés ;
  • l’apport disponible ;
  • votre capacité d’emprunt complémentaire.

Vous pouvez donc rechercher votre prochain logement avec un budget fiable.

À l’inverse, une estimation immobilière reste une prévision. Tant qu’aucun acquéreur n’a signé, le prix final et le délai de vente ne sont pas définitivement connus.

Votre dossier de financement est plus simple

Les règles du Haut Conseil de stabilité financière encadrent l’octroi des crédits immobiliers. Le taux d’effort des emprunteurs ne doit en principe pas dépasser 35 % de leurs revenus et la durée du crédit est généralement limitée à 25 ans.

Lorsque l’ancien logement est déjà vendu, la banque n’a plus à intégrer :

  • la mensualité du précédent crédit ;
  • les intérêts d’un prêt relais ;
  • l’incertitude sur le prix de vente ;
  • le risque d’un allongement de la commercialisation.

Votre plan de financement est plus lisible et peut être plus facile à défendre.

Vous pouvez mieux négocier votre prochain achat

Un acquéreur qui a déjà vendu présente généralement un dossier plus rassurant.

Il peut :

  • justifier son apport ;
  • obtenir plus facilement un accord bancaire ;
  • éviter une condition liée à la vente de son ancien logement ;
  • proposer un calendrier plus fiable ;
  • se positionner rapidement.

À prix identique, un vendeur peut préférer l’offre d’un acquéreur dont le financement dépend moins d’une autre transaction.

Vous évitez la pression d’un crédit relais

Vendre avant d’acheter supprime le risque de devoir rembourser un prêt relais alors que l’ancien logement n’a pas encore trouvé d’acquéreur.

Vous n’êtes donc pas obligé de réduire précipitamment votre prix pour respecter une échéance bancaire.

Quels sont les inconvénients de vendre avant d’acheter ?

Cette stratégie financièrement prudente peut être plus contraignante sur le plan pratique.

Vous pouvez devoir vous reloger temporairement

Si vous n’avez pas trouvé votre futur logement au moment de la vente, vous devrez peut-être prévoir :

  • une location de courte durée ;
  • un hébergement chez des proches ;
  • un garde-meuble ;
  • deux déménagements ;
  • des frais de stockage ;
  • un changement temporaire d’école ou de trajet professionnel.

Ces dépenses doivent être intégrées au calcul global.

Une location de six mois, deux déménagements et un garde-meuble peuvent représenter plusieurs milliers d’euros. Cette somme doit être comparée au coût et au risque d’un crédit relais.

Vous pouvez ressentir une pression pour acheter rapidement

Une fois votre logement vendu, vous connaissez votre budget, mais vous pouvez avoir le sentiment de devoir retrouver rapidement une résidence principale.

Cette urgence peut conduire à :

  • accepter un bien qui répond imparfaitement à vos besoins ;
  • moins négocier ;
  • élargir excessivement votre secteur de recherche ;
  • sous-estimer des travaux ;
  • acheter pour éviter de prolonger une location temporaire.

Il est donc préférable de commencer les recherches avant même la signature définitive de la vente, sans pour autant s’engager prématurément.

Les prix peuvent évoluer entre la vente et l’achat

Si les prix augmentent rapidement dans votre secteur de recherche, le délai entre les deux opérations peut réduire votre pouvoir d’achat.

À l’inverse, dans un marché stable ou baissier, avoir déjà vendu peut renforcer votre position de négociation.

Consultez nos analyses sur les taux d’intérêt et leur impact sur le marché immobilier en 2026 afin d’évaluer le contexte au moment de votre projet.

Comment vendre avant d’acheter sans se retrouver sans logement ?

Plusieurs solutions permettent de réduire l’inconfort entre les deux opérations.

Négocier une vente longue

Une vente longue prévoit un délai supérieur au calendrier habituel entre la signature de l’avant-contrat et celle de l’acte définitif.

Elle peut laisser au vendeur plusieurs mois pour :

  • trouver son futur logement ;
  • obtenir son financement ;
  • organiser son déménagement ;
  • coordonner les deux signatures.

Cette solution doit être acceptée par l’acquéreur et clairement prévue dans l’avant-contrat.

Elle est plus facile à négocier lorsque l’acquéreur :

  • n’est pas lui-même pressé de déménager ;
  • achète pour investir ;
  • dispose d’une solution de logement ;
  • accepte ce délai en contrepartie du prix ou des caractéristiques du bien.

Les Notaires de France soulignent qu’une vente longue peut donner au vendeur le temps nécessaire pour se reloger, mais qu’elle doit être juridiquement encadrée en raison des risques liés à l’allongement du calendrier.

Coordonner les deux signatures le même jour

Lorsque votre ancien logement est sous compromis et que votre prochain achat est suffisamment avancé, le notaire peut parfois organiser les deux actes authentiques le même jour.

Le prix reçu lors de la vente peut alors être utilisé pour financer l’achat suivant.

Cette organisation suppose :

  • que les deux dossiers soient complets ;
  • que toutes les conditions suspensives soient levées ;
  • que les banques aient débloqué les fonds ;
  • que les études notariales soient coordonnées ;
  • que le calendrier des deux transactions soit compatible ;
  • que la libération des logements soit anticipée.

Le moindre retard sur la première vente peut cependant décaler la seconde. Il est donc indispensable de préparer une marge de sécurité.

Prévoir une condition suspensive liée à votre vente

Vous pouvez demander que votre nouvel achat soit conclu sous la condition de vendre votre logement actuel.

Cette clause signifie que l’achat ne devient définitif que si votre propre vente se réalise dans les conditions et délais prévus.

Elle doit notamment préciser :

  • le bien à vendre ;
  • le prix minimal attendu ;
  • le délai accordé ;
  • le niveau d’avancement de la commercialisation ;
  • les conséquences de l’absence de vente.

Cette condition protège l’acquéreur, mais le vendeur du nouveau logement n’est pas obligé de l’accepter. Il peut préférer une offre ne dépendant pas d’une autre transaction.

Les conditions suspensives autres que l’obtention du crédit doivent être discutées et rédigées avec le notaire.

Négocier une occupation temporaire

Dans certaines situations, l’acquéreur peut accepter que l’ancien propriétaire reste temporairement dans les lieux après la signature.

Cette organisation est délicate et doit être formalisée par le notaire. La convention doit préciser :

  • la durée de l’occupation ;
  • l’indemnité éventuelle ;
  • les assurances ;
  • les charges ;
  • l’entretien du bien ;
  • la date et les conditions de libération.

Elle ne doit jamais reposer sur un simple accord oral.

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Acheter avant de vendre : dans quels cas est-ce pertinent ?

Acheter en premier peut être justifié lorsque le futur logement est difficile à remplacer.

Cela peut notamment concerner :

  • une maison dans un secteur où peu de biens sont disponibles ;
  • un appartement familial avec un extérieur ;
  • un logement adapté à une situation de handicap ;
  • un bien proche d’un établissement scolaire précis ;
  • une propriété répondant à des contraintes professionnelles ;
  • une opportunité proposée à un prix particulièrement intéressant.

Acheter avant de vendre permet de sécuriser le futur logement avant de quitter l’ancien.

Vous évitez une solution de logement intermédiaire

Vous pouvez déménager directement d’un logement à l’autre.

Vous évitez ainsi :

  • une location temporaire ;
  • un double déménagement ;
  • un garde-meuble ;
  • une période d’hébergement chez des proches ;
  • les difficultés liées à la scolarité ou au travail.

Vous pouvez préparer le futur logement

Lorsque l’achat est signé avant la vente, vous pouvez parfois réaliser les travaux du nouveau logement avant d’y emménager.

Cette période facilite :

  • la peinture ;
  • le changement des sols ;
  • la rénovation énergétique ;
  • la cuisine ou la salle de bains ;
  • le déménagement progressif.

Elle permet aussi de présenter l’ancien logement vide ou désencombré, ce qui peut améliorer les conditions de visite.

Vous achetez sans subir la pression d’un relogement

Vous pouvez attendre le logement réellement adapté à votre projet, plutôt que d’acheter rapidement parce que votre ancienne résidence est déjà vendue.

Cet avantage doit cependant être comparé au coût financier de l’opération.

Qu’est-ce qu’un crédit relais ?

L’ANIL définit le prêt relais comme un crédit transitoire de courte durée destiné aux propriétaires qui souhaitent acheter un nouveau logement avant d’avoir vendu l’ancien.

La banque avance une partie du produit attendu de la vente. Ce montant est ensuite remboursé lorsque l’ancien logement est vendu.

La banque ne retient généralement pas la totalité du prix estimé. Elle applique une marge de sécurité afin de tenir compte :

  • d’une éventuelle négociation ;
  • des délais de vente ;
  • du capital restant dû ;
  • des frais liés à l’opération ;
  • du risque d’une estimation trop élevée.

Le montant et les modalités varient selon les banques, la situation de l’emprunteur et l’avancement de la vente.

Les principales formes de crédit relais

Le prêt relais sec

Le produit attendu de la vente suffit à financer le nouveau logement.

Le propriétaire a seulement besoin d’une avance temporaire, sans crédit immobilier complémentaire important.

Le prêt relais associé à un nouveau crédit

Le futur logement coûte plus cher que l’ancien.

Le financement combine alors :

  • un prêt relais ;
  • un nouveau prêt immobilier amortissable ;
  • l’apport personnel éventuel.

Le prêt achat-revente

La banque regroupe le capital restant dû sur l’ancien logement et le financement du nouveau bien dans une opération globale.

Cette formule peut simplifier les mensualités, mais son coût et ses conditions doivent être étudiés attentivement.

Comment calculer un prêt relais ?

Les méthodes diffèrent selon les établissements. Le raisonnement général consiste à partir de la valeur retenue par la banque, puis à déduire le capital restant dû.

Exemple simplifié

Élément Montant
Valeur estimée du logement à vendre 400 000 €
Pourcentage retenu dans cet exemple 70 %
Valeur prise en compte 280 000 €
Capital restant dû – 120 000 €
Montant indicatif du relais 160 000 €

Cet exemple est purement illustratif. Une banque peut retenir une autre valeur, un autre pourcentage ou une méthode différente.

Si un compromis de vente est déjà signé, l’établissement peut considérer que le risque est moins important que lorsque le logement n’est pas encore commercialisé.

Quel est le coût d’un crédit relais ?

Le coût dépend notamment :

  • du montant emprunté ;
  • du taux d’intérêt ;
  • de la durée réelle du relais ;
  • de l’assurance emprunteur ;
  • des frais de dossier ;
  • de la garantie demandée ;
  • du mode de remboursement des intérêts.

Deux fonctionnements sont fréquemment proposés.

La franchise partielle

L’emprunteur paie les intérêts et l’assurance pendant la durée du relais. Le capital est remboursé lors de la vente.

Les mensualités sont plus élevées, mais le coût final est mieux maîtrisé.

La franchise totale

Les intérêts sont ajoutés au capital et remboursés au moment de la vente.

L’effort mensuel est plus faible, mais le coût total augmente puisque les intérêts non payés s’accumulent.

La banque doit vous remettre une simulation détaillée faisant apparaître le coût du crédit selon différents délais de vente.

Quels sont les risques d’acheter avant de vendre ?

Le bien peut se vendre moins cher que prévu

Le principal risque est la surestimation.

Si le plan de financement repose sur une vente à 400 000 €, mais que le marché ne permet finalement d’obtenir que 370 000 €, il manque 30 000 € au projet.

Cette différence doit être financée par :

  • une épargne supplémentaire ;
  • une augmentation du nouveau crédit ;
  • une réduction du budget d’achat ;
  • ou une baisse plus rapide du prix de vente.

Avant de souscrire un crédit relais, faites vérifier que votre prix correspond réellement au marché. Notre guide explique comment savoir si votre bien immobilier est au bon prix.

Le délai de vente peut être plus long que prévu

Le prêt relais est limité dans le temps. Plus la vente tarde, plus les intérêts et la pression financière augmentent.

Le délai dépend :

  • de la localisation ;
  • du type de logement ;
  • du prix ;
  • de l’état ;
  • du DPE ;
  • de la qualité de l’annonce ;
  • de la diffusion ;
  • de la demande locale.

Consultez notre analyse du délai nécessaire pour vendre un bien immobilier en 2026.

Vous pouvez cumuler plusieurs charges

Pendant la période de transition, vous pouvez devoir supporter :

  • le crédit de l’ancien logement ;
  • les intérêts du prêt relais ;
  • le nouveau crédit immobilier ;
  • deux assurances habitation ;
  • deux taxes foncières au prorata ;
  • les charges des deux logements ;
  • des travaux dans le nouveau bien ;
  • les frais de déménagement.

Même lorsqu’une banque accepte le financement, il faut vérifier que votre trésorerie quotidienne reste suffisante.

Vous pouvez devoir baisser rapidement le prix

Lorsque l’échéance du crédit relais approche, le vendeur perd une partie de sa liberté de négociation.

Il peut être contraint :

  • d’accepter une offre basse ;
  • de réduire fortement le prix ;
  • de renoncer à certains travaux ;
  • de demander une prolongation du relais ;
  • de mobiliser son épargne.

Un prix réaliste dès le lancement réduit ce risque. Une annonce sans contact pendant plusieurs semaines ne doit pas être laissée sans réaction.

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Que se passe-t-il si le logement n’est pas vendu à l’échéance du crédit relais ?

Il faut contacter la banque bien avant l’échéance.

Selon la situation, elle peut étudier :

  • une prolongation ;
  • une transformation du prêt ;
  • une réorganisation du financement ;
  • une baisse du prix de vente ;
  • un renforcement de la commercialisation ;
  • la mobilisation d’une autre garantie ou d’un apport.

La prolongation n’est jamais automatique. Elle dépend de la valeur du bien, de sa capacité à être vendu et de la situation financière de l’emprunteur.

Il ne faut donc pas attendre les dernières semaines pour réagir.

Acheter avant de vendre sans crédit relais : est-ce possible ?

Oui, dans certaines situations.

Utiliser son épargne

Un apport important peut permettre de financer le nouvel achat sans attendre la vente.

Il faut toutefois conserver une épargne de sécurité pour :

  • les travaux ;
  • le déménagement ;
  • les imprévus ;
  • une éventuelle baisse du prix de vente ;
  • les dépenses courantes.

Obtenir un financement classique temporairement plus élevé

Certains ménages disposent de revenus permettant de financer le nouveau logement tout en conservant provisoirement l’ancien crédit.

Le respect du taux d’effort et l’analyse du reste à vivre restent déterminants.

Transférer le crédit immobilier en cours

Pour un prêt immobilier classique, Service-Public.fr indique qu’après la vente et avec l’accord de la banque, le crédit en cours peut parfois être transféré sur le nouveau logement. Le taux du prêt initial peut alors être conservé.

Cette possibilité dépend :

  • du contrat ;
  • de l’accord de la banque ;
  • du type de prêt ;
  • de la nouvelle acquisition ;
  • de la garantie attachée au financement.

Les règles diffèrent notamment pour le prêt à taux zéro, le prêt conventionné et le prêt d’accession sociale. Il faut donc interroger la banque avant de construire le plan de financement.

Quel ordre choisir selon votre situation ?

Situation Vendre avant d’acheter Acheter avant de vendre
Faible capacité d’endettement Recommandé Risqué
Épargne limitée Recommandé Difficile
Bien atypique ou haut de gamme Recommandé Risqué
Marché local peu actif Recommandé Risqué
Bien déjà sous compromis Possible Envisageable
Logement très facile à vendre Possible Envisageable
Forte épargne de sécurité Possible Envisageable
Futur logement rare Peut faire perdre l’opportunité Pertinent
Refus d’un double déménagement Contraignant Plus confortable
Projet professionnel urgent À étudier selon le calendrier Peut être pertinent
Forte aversion au risque Recommandé Déconseillé
Revenus permettant de cumuler les charges Possible Envisageable

Les sept questions à vous poser avant de décider

1. Combien mon logement vaut-il réellement ?

Ne retenez pas uniquement une estimation en ligne ou le prix affiché par un voisin.

Comparez :

  • les ventes réellement conclues ;
  • les annonces concurrentes ;
  • l’état du logement ;
  • les qualités et défauts ;
  • le marché local ;
  • les retours des acquéreurs.

Vous pouvez également consulter notre analyse de la fiabilité des sites d’estimation immobilière en ligne.

2. Combien me restera-t-il après la vente ?

Déduisez le capital restant dû, les frais et les éventuelles indemnités.

C’est ce montant net qui doit être utilisé pour calculer votre apport.

3. Combien de temps mon bien peut-il prendre à se vendre ?

Un appartement standard dans un secteur recherché ne présente pas le même risque qu’une grande propriété atypique.

Le délai doit être estimé à partir de biens comparables, et non d’une moyenne nationale.

4. Puis-je supporter six à douze mois de charges supplémentaires ?

Réalisez un budget prudent intégrant :

  • les deux crédits ;
  • le coût du relais ;
  • les assurances ;
  • les charges ;
  • les travaux ;
  • les imprévus.

Ne construisez pas votre projet uniquement sur le scénario d’une vente rapide.

5. Le futur logement est-il réellement rare ?

Acheter avant de vendre se justifie davantage si le bien recherché est difficile à remplacer.

S’il existe de nombreuses alternatives équivalentes, la prise de risque est moins nécessaire.

6. Puis-je accepter une baisse du prix de vente ?

Testez plusieurs scénarios :

  • vente au prix estimé ;
  • vente 5 % moins cher ;
  • vente 10 % moins cher ;
  • vente trois ou six mois plus tard que prévu.

Si l’un de ces scénarios rend le projet impossible, acheter d’abord est probablement trop risqué.

7. Quel niveau de risque suis-je prêt à accepter ?

La meilleure stratégie n’est pas uniquement mathématique.

Certains propriétaires préfèrent supporter une location temporaire pour préserver leur sécurité financière. D’autres acceptent le coût d’un crédit relais pour sécuriser un bien rare.

Quelle stratégie adopter en pratique ?

Vous avez besoin du produit de la vente pour financer l’achat

Commencez par vendre.

Faites estimer votre logement, préparez les diagnostics et lancez la commercialisation avant de vous engager fermement sur un nouveau bien.

Vous pouvez commencer les visites d’achat en parallèle afin de connaître le marché.

Vous avez trouvé un bien rare, mais votre logement n’est pas encore en vente

Faites immédiatement :

  1. une estimation réaliste de votre logement ;
  2. une simulation bancaire complète ;
  3. un calcul du capital net disponible ;
  4. une estimation du délai de vente ;
  5. un scénario avec baisse de prix ;
  6. une préparation accélérée du dossier de vente.

N’achetez pas en vous fondant uniquement sur la valeur la plus optimiste de votre bien.

Votre logement est déjà sous compromis

Vous pouvez envisager de coordonner plus précisément les deux transactions.

Faites vérifier :

  • la solidité du financement de votre acquéreur ;
  • la levée des conditions suspensives ;
  • les dates de signature ;
  • la disponibilité des fonds ;
  • la coordination entre les notaires.

Vous souhaitez vendre rapidement pour acheter ensuite

Le prix initial est déterminant.

Chez Imkiz, les biens correctement positionnés par rapport à l’estimation peuvent se vendre beaucoup plus rapidement que les logements affichés au-dessus du marché.

Retrouvez nos conseils pour vendre rapidement sans baisser le prix de son bien immobilier.

Quel est le meilleur moment pour lancer la vente ?

Le calendrier doit tenir compte :

  • de la saisonnalité ;
  • du marché local ;
  • de la date souhaitée pour le déménagement ;
  • de la rentrée scolaire ;
  • des délais bancaires ;
  • des délais notariaux ;
  • de la durée probable de commercialisation.

Le printemps, de mars à juin, et la rentrée de septembre-octobre sont généralement des périodes favorables. Mais le prix et la qualité de la mise en vente ont davantage d’impact que le choix de quelques semaines.

Consultez notre guide sur le meilleur moment pour vendre un bien immobilier.

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Calendrier conseillé pour coordonner la vente et l’achat

Étape Action
6 à 9 mois avant le déménagement souhaité Estimer le bien et consulter la banque
5 à 8 mois avant Calculer le capital disponible et préparer le dossier
4 à 7 mois avant Réaliser les diagnostics et lancer la vente
Dès le lancement Commencer à étudier sérieusement les biens à acheter
Après les premiers contacts Vérifier que le prix est confirmé par le marché
Après acceptation d’une offre Sécuriser le financement de l’acquéreur
Après signature du compromis de vente Intensifier la recherche du futur logement
Avant l’achat Faire valider le plan de financement définitif
Avant les signatures Coordonner banques, notaires et déménagement

Ce calendrier doit être adapté au type de bien et au marché local.

Les erreurs à éviter

Surestimer son logement pour augmenter son budget d’achat

Une estimation trop élevée donne l’impression que le futur achat est finançable.

Mais si le prix doit ensuite être abaissé, le projet peut devenir déséquilibré.

Signer un achat sans scénario de sécurité

Le plan doit rester supportable si :

  • la vente prend six mois de plus ;
  • le prix est négocié ;
  • des travaux imprévus apparaissent ;
  • la banque revoit les conditions du financement.

Attendre d’avoir acheté pour préparer la vente

Les diagnostics, documents de copropriété, photographies et réparations prennent du temps.

Un dossier préparé trop tard retarde la mise en ligne et augmente le coût du relais.

Consultez notre guide pour préparer sa vente immobilière.

Choisir l’offre la plus élevée sans vérifier le financement

Dans une opération en chaîne, la solidité de l’acquéreur est aussi importante que le prix proposé.

Une offre légèrement inférieure mais financée peut être préférable à une offre élevée et incertaine.

Maintenir trop longtemps un prix sans contact

Une absence de réaction du marché constitue une information.

Si l’annonce est correctement présentée et largement diffusée, il faut rapidement réexaminer le prix plutôt que d’attendre l’échéance du crédit relais.

Vendre d’abord est plus sûr, acheter d’abord peut être plus confortable

Vendre avant d’acheter est généralement la meilleure solution lorsque votre prochain projet dépend financièrement de la vente de votre logement actuel.

Cette stratégie permet :

  • de connaître précisément votre apport ;
  • de simplifier le financement ;
  • d’éviter le risque du crédit relais ;
  • de négocier votre achat avec un dossier plus solide.

Acheter avant de vendre peut être pertinent lorsque :

  • le futur logement est rare ;
  • votre bien actuel est facile à vendre ;
  • son estimation est réaliste ;
  • vous disposez d’une épargne suffisante ;
  • votre capacité financière absorbe un retard de vente ;
  • vous acceptez le risque d’une négociation plus importante.

La première étape n’est donc pas de visiter votre futur logement, mais de connaître précisément :

  1. la valeur de votre bien actuel ;
  2. le capital restant dû ;
  3. le montant net que vous récupérerez ;
  4. le délai probable de la vente ;
  5. votre capacité d’emprunt.

Une estimation trop optimiste peut mettre en difficulté l’ensemble de l’opération. Une estimation réaliste permet au contraire de construire un projet sécurisé et de négocier efficacement votre futur achat.

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Important :

Est-il préférable de vendre avant d’acheter ?

Oui, dans la majorité des situations, notamment lorsque le produit de la vente doit financer le nouvel achat. Cette stratégie permet de connaître précisément son budget et d’éviter le risque d’un crédit relais.

Peut-on acheter un logement avant d’avoir vendu le sien ?

Oui. L’achat peut être financé avec un crédit relais, un apport personnel ou une capacité d’emprunt suffisante. La banque doit toutefois valider l’ensemble du plan de financement.

Combien de temps dure un crédit relais ?

Le prêt relais est un crédit de courte durée. Sa durée exacte dépend du contrat bancaire. Il est généralement prévu pour couvrir la période nécessaire à la vente de l’ancien logement, sans constituer un financement de long terme.

Comment est calculé le montant d’un prêt relais ?

La banque retient une partie de la valeur estimée du logement à vendre, puis déduit généralement le capital restant dû. Le pourcentage et la méthode de calcul varient selon les établissements et l’avancement de la vente.

Que se passe-t-il si le bien est vendu moins cher que prévu ?

La différence doit être financée par l’épargne, un crédit complémentaire ou une modification du projet. C’est pourquoi il est indispensable de tester un scénario de vente inférieur à l’estimation avant d’acheter.

Peut-on faire dépendre un achat de la vente de son logement ?

Oui, une condition suspensive liée à la vente de l’ancien logement peut être négociée dans l’avant-contrat. Le vendeur du nouveau bien doit cependant l’accepter et la clause doit être précisément rédigée par le notaire.

Peut-on vendre et acheter le même jour ?

Oui, les deux actes peuvent parfois être coordonnés afin que le prix de la vente finance directement l’achat. Cette organisation nécessite une préparation rigoureuse des deux dossiers et une coordination entre les notaires et les banques.

Peut-on conserver son ancien crédit immobilier pour le nouveau logement ?

Pour certains prêts classiques, un transfert peut être accepté par la banque. Cette possibilité dépend du contrat, du type de financement et des caractéristiques du nouvel achat.

Vendre avant d’acheter oblige-t-il à louer un logement temporaire ?

Pas nécessairement. Il est parfois possible de négocier une vente longue, de coordonner les deux signatures ou de prévoir une occupation temporaire juridiquement encadrée.

Quand faut-il mettre son logement en vente avant un nouvel achat ?

Il est prudent de commencer l’estimation et la préparation du dossier six à neuf mois avant la date souhaitée du déménagement. Le calendrier précis dépend du marché local et du type de bien.

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