Vous avez une offre en dessous du prix : durée de vente, visites réalisées, perspectives de marché, financement… Quels sont les critères pour accepter, négocier ou refuser.
Une offre d’achat inférieure au prix que vous souhaitez doit toujours être étudiée, mais son acceptation, la négociation qui pourra être menée ou son refus dépendront du contexte de la vente et de son moment. Une même offre peut justifier d'un refus ou d'une négociation ferme en début de commercialisation ou dans un marché dynamique, et être acceptée après plusieurs mois de vente ou dans un marché plus compliqué.
La seule question à se poser est : quelles sont mes chances d’obtenir une meilleure offre et dans quel délai si je refuse celle-ci ?
Pas forcément. Un acheteur peut chercher à négocier et donc attaquer sa négociation en proposant un prix bas qui donnera lieu à une contre-proposition. Il peut également intégrer des travaux qu’il juge nécessaires ou faire une offre qui correspond à son budget maximum en tentant sa chance.
Ce que l'on peut dire, c'est que la valeur d'un bien, c'est ce qu'un acquéreur est prêt à le payer à un instant T.
Le prix demandé, en revanche, correspond à l’objectif que s’est fixé le propriétaire, qui intègre bien souvent une marge de négociation.
Une petite négociation ne veut pas dire forcément que c'est une bonne offre, et une grosse négociation ne veut pas dire que c'est une mauvaise offre. Tout dépend de la marge de négociation que le vendeur a intégrée dans son prix par rapport aux estimations qu'il a eues de son bien.
Pour mieux comprendre comment définir son prix de départ, consultez notre guide pour bien estimer son bien immobilier.
La durée de commercialisation, l’activité récente et les propositions déjà reçues permettent d’évaluer les alternatives dont vous disposez.
Lorsqu’un bien vient d’être mis en vente et génère des contacts et des visites, la situation n'est pas la même que quand on diffuse son annonce depuis 6 mois. Une offre basse ne mérite pas forcément d'être acceptée, mais elle ne doit pas non plus être rejetée immédiatement. Ce qui est important, c'est de garder le contact avec les acquéreurs et de continuer à argumenter pour comprendre jusqu’où ils peuvent monter.
Après plusieurs semaines de diffusion sans offre, la situation n'est plus la même. Si l'annonce a bénéficié d’une diffusion suffisante – sachant que chez imkiz nous sommes présents sur tous les grands supports immobiliers –, mais que cela n'a pas débouché sur une offre, clairement c'est soit un problème de marché, soit un problème de prix, soit les deux.
Une chose est certaine : quand un bien a été diffusé correctement pendant plusieurs semaines mais n'a pas de contact, de visite ou d'offre, c'est qu'il n'est pas au bon prix du marché actuel.
L'intérêt d'un bien se mesure au nombre de vues sur les portails, au nombre de contacts, au nombre de visites et enfin au nombre d'offres.
Quelques chiffres : le taux d'attractivité d'une annonce sur les portails. S'il est inférieur à 10 %, c'est que votre bien est a priori pas au bon prix. Concernant les contacts, ils arrivent très rapidement : 41 % les 2 premiers jours, 87 % la première semaine, 92 % au bout de 15 jours. Une annonce qui n'a donc pas de contact au bout de 15 jours et qui n'a pas 4 ou 5 visites n'est pas au bon prix. Enfin, un bien qui a des contacts et des visites aura très certainement des offres qui, après analyse, permettront de mieux comprendre si on est au bon prix ou pas.
Par exemple, parmi les éléments importants, ce sont les visites qui donnent lieu à des secondes visites ou des demandes de documents. Ce sont des signes qui ne garantissent pas une offre, mais confirment qu'un bien est dans son prix de marché ou pas très loin.
À l’inverse, une série de visites qui ne débouche pas sur une ou plusieurs offres traduit sans doute un écart entre le prix affiché et la valeur perçue par les acquéreurs. C'est là que les comptes-rendus de visites vont être importants pour comprendre les freins des visiteurs et permettre, le cas échéant, d'ajuster les choses.
Si votre annonce ne suscite plus de demandes, notre article Aucun contact après 15 jours : faut-il baisser son prix ? vous apportera quelques pistes de réflexion.
Plusieurs offres situées dans une même fourchette de prix est à la fois un indice sur la valeur de votre bien mais aussi une opportunité de faire jouer la concurrence entre les acquéreurs.
Dès lors que vous avez plusieurs offres, il est bien rare de ne pas arriver à obtenir une offre plus finale en faisant jouer la concurrence. Il faudra ensuite choisir la bonne, et ce n'est pas forcément la plus élevée.
Enfin, il est important de bien avoir en tête qu'une offre passée ne garantit pas qu’un autre acheteur proposera demain une offre supérieure ou même la même offre. Nous avons déjà vu des propriétaires refuser une offre jugée trop basse et en accepter une plus basse quelques mois plus tard.
Votre propre situation va clairement jouer sur votre décision d'accepter une offre. Une mutation, une séparation, une naissance, un prêt relais en cours ou un simple déménagement de confort ne créent pas le même degré d'urgence sur une vente.
L'acceptation ou le refus d'une offre doit être analysé en regard des conséquences d'un refus : double logement, prêt relais, charges qui continuent à courir, difficulté à rester sous le même toit quand on est en pleine séparation…
Cela ne signifie pas qu’il faut accepter une offre trop basse parce que l’on est pressé, mais cela permet de donner une valeur au calendrier et à la possibilité d’avancer dans son projet.
Non. Pouvoir attendre et avoir intérêt à attendre sont deux choses différentes.
Si vous n'avez pas de contrainte, vous allez pouvoir attendre. Pour autant, attendre ne vous garantit pas de vendre plus cher dans quelques mois, et je dirai même que la plupart de ceux qui attendent finissent par vendre moins cher. Si le prix et/ou les conditions de marché ne changent pas, il n'y a aucune raison que le temps joue en faveur d'un propriétaire.
Un bien qui s'installe dans le paysage finit même par s'abîmer en amenant les acquéreurs à s'interroger sur les raisons pour lesquelles il ne se vend pas et en les poussant à attendre une prochaine baisse de prix.
Notre article sur le délai de vente immobilier vous en dira plus sur les facteurs qui influencent la durée de commercialisation.
Le contexte de marché est un élément essentiel qui doit bien entendu être pris en compte dans l'acceptation ou le refus d'une offre.
L’arrivée de nouvelles annonces de biens comparables à des prix plus attractifs, une diminution de la demande ou un durcissement du marché du crédit immobilier sont autant d'éléments qui doivent vous pousser à regarder avec encore plus d'attention les offres qui vous sont faites.
Quand, par exemple, vous avez tous les jours dans la presse des articles qui indiquent que le marché immobilier entre dans une situation difficile ou qui parlent de hausse des taux d'intérêt, vous avez intérêt à accélérer votre vente ou à la suspendre en attendant des jours meilleurs, mais il faudra parfois attendre plusieurs mois, voire plusieurs années.
À l’inverse, dans un marché très haussier comme celui que l'on a connu en 2021 ou en 2022, vous pouvez vous inscrire dans le temps long, mais ces années de forte progression du marché sont rares.
La solidité du plan de financement de vos acquéreurs est évidemment un élément essentiel.
Une offre plus élevée est plus intéressante sur le papier, mais parfois beaucoup plus risquée si le dossier de l'acquéreur présente des zones d'ombre, n'a pas été validé en bonne et due forme ou repose sur la revente d'un bien. À l’inverse, un acquéreur qui a un bon dossier de financement ou qui paie comptant peut être plus intéressant.
Avant de décider, il est important d'avoir une idée précise de :
Cette grille d'analyse propose des repères à rapprocher de l’estimation de votre bien, de vos contraintes et objectifs et des conditions de l’offre.
| Situation au moment de l’offre | Lecture possible | Décision à envisager |
|---|---|---|
| Mise en vente récente, prix cohérent et plusieurs acquéreurs qui avancent | La vente semble bien engagée | Défendre le prix ou négocier une baisse limitée |
| Nombreuses visites sans autre offre, avec des objections répétées | L’intérêt est là mais ne se transforme pas en offres | Analyser les freins et envisager une marge de négociation plus importante |
| Vente depuis plusieurs mois et plusieurs offres proches | Les propositions convergent en dessous du prix souhaité | Actualiser l’estimation et envisager une marge de négociation plus importante |
| Peu de contacts malgré une diffusion large de l'annonce | Les alternatives paraissent limitées | Évaluer l'offre au regard de vos contraintes en acceptant une négociation plus importante |
| Échéance personnelle proche ou attente coûteuse | Le calendrier pèse davantage dans le résultat global | Évaluer l'offre au regard de vos contraintes en acceptant une négociation plus importante |
| Offre éloignée des références de marché | Le niveau de l'offre ne paraît pas justifié | Refuser ou formuler une contre-proposition argumentée |
Accepter une offre peut être la bonne décision quand l’offre correspond à la valeur du marché, que le dossier de financement est bon et que le calendrier est en phase avec vos contraintes.
Vous pouvez systématiquement faire une contre-proposition. C'est un peu le jeu face à un acquéreur qui fait une offre en dessous du prix. Il est bien rare que cela ne permette pas d'avoir une offre un peu plus élevée.
L'idéal, c'est de bien comprendre les arguments que va utiliser l'acquéreur pour justifier son offre (estimation des travaux, comparaison avec d'autres biens, budget maximum ou simple tentative de négociation) pour comprendre à quel niveau vous allez pouvoir faire votre contre-proposition.
Il n’y a pas de règle sur le partage de la différence, mais on constate souvent des offres qui se concluent avec un partage équitable de la différence. Pour un bien affiché à 400 000 € et une offre à 380 000 €, on voit souvent des offres acceptées à 390 000 €. Ce n'est pas pour autant une règle.
Un refus peut être justifié lorsque l’offre est réellement trop éloignée des références de marché dont vous disposez et que vous êtes en capacité d'attendre.
Si toutefois vous n'avez par ailleurs plus du tout d'activité sur votre bien, réfléchissez bien avant de refuser votre offre, car vous aurez sans doute besoin de baisser votre prix pour avoir de nouvelles visites.
Selon Service Public, dans sa fiche vérifiée le 16 octobre 2026, une acceptation sans réserve engage le vendeur. Une réponse qui modifie le prix ou les conditions constitue une nouvelle offre ; le silence ne vaut pas acceptation.
Une contre-proposition ne garantit donc pas que l’offre initiale restera disponible. Si l’acheteur refuse votre nouvelle offre, vous n'êtes pas certain qu’il acceptera de revenir à sa proposition précédente. Il peut même décider de refaire une nouvelle offre plus basse.
L’article 1118 du Code civil précise :
« L’acceptation non conforme à l’offre est dépourvue d’effet, sauf à constituer une offre nouvelle. »
Source : Code civil, article 1118.
Analysez bien l'offre qui vous a été faite avant de formaliser votre décision, en particulier s'il y a des réserves ou des conditions particulières. N’acceptez pas une offre dans l’idée de conserver l’acheteur tout en recherchant mieux, car une offre vous engage et vous ne pourrez pas revenir dessus.
Comme on l'a vu, la décision ne se limite pas à obtenir quelques milliers d’euros supplémentaires. Elle consiste à rechercher un accord cohérent avec le marché qui vous permettra d'aller jusqu'à la signature de l'acte authentique tout en vous permettant de remplir les objectifs qui sont les vôtres.
Agence immobilière en ligne, imkiz vous accompagne de l'estimation de votre bien jusqu'à la signature de l'acte authentique en passant par la négociation et l’examen des plans de financement avec des honoraires fixes et réduits qui vous permettent de vendre plus vite et à un meilleur prix net.
Il n’existe pas réellement de réponse. La négociation que vous allez accepter dépendra de nombreux critères: quelle est l'ancienneté de ma mise en vente, ai-je eu beaucoup de visites ou d'offres, suis-je pressé ou pas, ai-je démarré ma vente à un prix élevé, quelles sont les perspectives de marché,... Il n'existe donc pas un pourcentage absolu mais une négociation qui découlera d'un contexte de vente.
Faut-il refuser la première offre ?Il n'y a aucune raison de refuser une 1ère offre dès lors qu'elle est en phase avec vos attentes. Ce qui est important c'est que son prix soit cohérent avec votre estimation et que le plan de financement de l'acquéreur soit validé.
Après six mois de vente, faut-il accepter une offre plus basse ?Il est certain que lorsque cela fait 6 mois qu'un bien est commercialisé, la situation est différente et toute offre est à étudier avec attention. Plus on inscrit une vente dans le temps long moins on vend cher en général.
Beaucoup de visites permettent-elles de maintenir son prix ?Le nombre de visites est clairement un bon indicateur de la façon dont se passe une vente. En revanche, il est important de tenir compte de ce qu'il se passe après les visites et d'ajuster sa stratégie en fonction. Beaucoup de visites sans offre appellent des questions et peut déboucher sur une baisse mais de manière générale, tant qu'il y a des visites, on préconise un maintien du prix.
Si je ne suis pas pressé, ai-je intérêt à attendre ?S'inscrire dans le temps long n'est jamais une bonne solution. Toute annonce finit par s'abimer quand on la diffuse trop longtemps. A chaque fois qu'un propriétaire s'inscrit dans le temps long, il finit par vendre moins cher.
Peut-on accepter une offre puis en choisir une meilleure ?Une offre acceptée par un propriétaire vaut engagement de sa part. Il ne pourra donc pas revenir dessus s'il en reçoit une meilleure dans un 2nd temps. C'est la raison pour laquelle tout offre doit être bien analysée avant d'être acceptée. Un acquéreur pourra lui, en revanche, se rétracter jusqu'à 10 jours après la signature de la promesse ou du compromis.
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