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Comment savoir si son bien immobilier est au bon prix ?

Comment savoir si son bien immobilier est au bon prix ?

Un bien immobilier est au bon prix lorsqu’il est cohérent avec les ventes récentes de logements comparables et qu’il suscite rapidement l’intérêt d’acquéreurs qualifiés.

Avant la mise en vente, le bon prix doit être estimé à partir du marché local, de l’état du logement, de ses qualités et de ses défauts. Après la publication de l’annonce, il doit être confirmé par des indicateurs concrets : taux de consultation, nombre de contacts, demandes de visite et offres d’achat.

Un prix élevé n’est donc pas nécessairement trop élevé. Il devient inadapté lorsqu’il ne correspond plus à ce que les acquéreurs sont prêts et capables de financer.

À l’inverse, vendre très rapidement ne signifie pas automatiquement que le bien a été sous-évalué. Un logement correctement estimé, bien présenté et largement diffusé peut susciter plusieurs demandes dès ses premiers jours de commercialisation.

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Les indicateurs d’un bien affiché au bon prix

Un bien est probablement au bon prix lorsque :

  • son prix est cohérent avec les ventes récentes de biens réellement comparables ;
  • l’annonce est régulièrement affichée et consultée ;
  • son taux d’attractivité est satisfaisant ;
  • elle génère des contacts dès les premiers jours ;
  • une part significative des contacts se transforme en visites ;
  • les visiteurs considèrent le prix comme cohérent ;
  • une ou plusieurs offres sont formulées dans un délai raisonnable ;
  • les offres reçues restent proches du prix demandé.

À l’inverse, une annonce très visible mais peu consultée, une absence de contact pendant quinze jours ou plusieurs visites sans aucune offre constituent des signaux d’alerte.

Indicateur Ce que vous observez Interprétation probable
Affichage de l’annonce L’annonce apparaît peu dans les recherches Prix hors des filtres, diffusion insuffisante ou critères mal renseignés
Taux d’attractivité L’annonce est affichée mais peu ouverte Prix ou présentation peu attractifs. En dessous de 10%, le bien n'est pas au bon prix
Contacts Aucun contact pendant les premiers jours Décalage probable avec les attentes du marché
Visites Des contacts, mais peu de visites Une information ou le prix décourage les acquéreurs
Offres Plusieurs visites, mais aucune offre Prix trop élevé ou objection importante non compensée
Niveau des offres Toutes les offres sont nettement inférieures Le marché situe probablement la valeur sous le prix affiché
Biens concurrents Les logements comparables se vendent plus vite Votre positionnement doit être réexaminé

Qu’appelle-t-on le bon prix d’un bien immobilier ?

Le bon prix n’est pas nécessairement :

  • le prix auquel le propriétaire aimerait vendre ;
  • le montant nécessaire pour financer son prochain achat ;
  • le prix payé quelques années auparavant ;
  • le coût d’achat augmenté du montant des travaux ;
  • l’estimation la plus élevée obtenue en ligne ;
  • le prix affiché par un voisin ;
  • le prix au mètre carré moyen de la commune.

Le bon prix correspond à la valeur que le marché est susceptible d’accepter à un moment donné.

Cette valeur dépend notamment :

  • de la localisation précise ;
  • du type de logement ;
  • de la surface ;
  • de l’étage et de la présence d’un ascenseur ;
  • de l’état du bien ;
  • du DPE ;
  • de la luminosité ;
  • de l’agencement ;
  • des extérieurs ;
  • du stationnement ;
  • des charges ;
  • des travaux à prévoir ;
  • de l’offre concurrente ;
  • de la capacité de financement des acquéreurs.

La valeur d’un logement n’est donc jamais déterminée par un seul chiffre. Pour comprendre les différentes méthodes disponibles, consultez notre guide consacré à la manière d’estimer correctement un bien immobilier.

Comment vérifier le prix avant de publier l’annonce ?

Avant la mise en vente, plusieurs sources doivent être croisées. Aucune ne suffit, à elle seule, à déterminer avec précision la valeur du logement.

1. Examiner les ventes réellement conclues

La première étape consiste à rechercher les prix auxquels des logements comparables ont réellement été vendus.

La base publique Demande de valeurs foncières, ou DVF, permet de consulter les transactions immobilières intervenues au cours des cinq dernières années à partir des informations issues des actes notariés et des données cadastrales.

Selon le ministère de l’Économie, cette base permet notamment de connaître la date de la transaction, le prix déclaré, la localisation, la surface et le nombre de pièces du bien.

Pour apprendre à l’utiliser, consultez notre guide : comment connaître le prix de vente d’un bien immobilier grâce à DVF ?

DVF constitue une source précieuse, mais elle présente plusieurs limites :

  • les données décrivent imparfaitement l’état réel du logement ;
  • elles ne permettent pas toujours d’identifier une rénovation récente ;
  • elles ne précisent pas la qualité de la vue, la luminosité ou les nuisances ;
  • les ventes enregistrées peuvent remonter à plusieurs mois ;
  • un prix ancien doit être replacé dans l’évolution du marché local.

Une vente réalisée dans le même immeuble ne constitue donc pas nécessairement une comparaison suffisante. Deux appartements de même surface peuvent présenter des valeurs différentes selon leur étage, leur état, leur exposition ou leur DPE.

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2. Replacer les ventes dans l’évolution récente du marché

Un prix constaté il y a un an n’est pas automatiquement applicable aujourd’hui.

Les indices Notaires-Insee permettent de mesurer l’évolution des prix des maisons et des appartements anciens à qualité constante. Ils fournissent un contexte utile pour comprendre la tendance d’un marché, mais ne remplacent pas l’analyse individuelle du logement.

Il faut notamment vérifier :

  • si les prix progressent, stagnent ou diminuent dans le secteur ;
  • si le nombre d’acquéreurs est suffisant ;
  • si les délais de vente s’allongent ;
  • si des biens comparables sont nombreux ;
  • si les conditions de crédit réduisent le budget des acheteurs ;
  • si certaines catégories de logements se vendent mieux que d’autres.

Une estimation datant de plusieurs mois doit être actualisée lorsque le marché a évolué.

3. Étudier les biens actuellement concurrents

Les annonces en ligne permettent de comprendre l’offre à laquelle votre logement sera comparé.

Il faut rechercher des biens proches en matière de :

  • localisation ;
  • surface ;
  • nombre de pièces ;
  • type d’immeuble ou de maison ;
  • état général ;
  • étage ;
  • extérieur ;
  • stationnement ;
  • performance énergétique.

Les prix affichés doivent toutefois être utilisés avec prudence. Ils correspondent aux attentes des vendeurs, et non nécessairement aux montants auxquels les biens seront finalement vendus.

Un logement peut être proposé depuis plusieurs mois précisément parce que son prix est trop élevé. L’utiliser comme référence risque de conduire à reproduire la même erreur.

Les annonces concurrentes permettent surtout de répondre à une question concrète :

À budget équivalent, les acquéreurs ont-ils intérêt à visiter mon bien plutôt qu’un autre ?

Si plusieurs logements comparables paraissent objectivement plus attractifs pour le même prix, le positionnement doit être réexaminé.

4. Comparer plusieurs estimations

Les estimateurs en ligne donnent rapidement une première fourchette de valeur. Ils utilisent généralement :

  • les transactions passées ;
  • les caractéristiques déclarées du logement ;
  • les niveaux de prix observés dans le secteur ;
  • des modèles statistiques.

Ces outils sont utiles pour obtenir un premier ordre de grandeur, mais ils ne visitent pas le bien et ne peuvent pas toujours apprécier :

  • une vue exceptionnelle ;
  • une nuisance sonore ;
  • la qualité d’une rénovation ;
  • un agencement atypique ;
  • l’état réel de la copropriété ;
  • une luminosité inhabituelle ;
  • le potentiel d’un terrain ou d’une extension.

Il est donc préférable de comparer plusieurs résultats et de comprendre leurs limites. Notre test des principaux outils explique plus précisément dans quelle mesure les sites d’estimation immobilière en ligne sont fiables.

Une estimation professionnelle doit ensuite confronter ces données aux caractéristiques réelles du logement et aux biens actuellement proposés.

5. Intégrer les qualités et les défauts propres au logement

Le prix moyen au mètre carré ne suffit pas.

Un logement peut être valorisé par :

  • un emplacement particulièrement recherché ;
  • une terrasse ou un jardin ;
  • une belle vue ;
  • une rénovation de qualité ;
  • une excellente luminosité ;
  • un plan fonctionnel ;
  • une place de stationnement ;
  • un bon DPE ;
  • de faibles charges.

Il peut être pénalisé par :

  • le bruit ;
  • un vis-à-vis important ;
  • un étage élevé sans ascenseur ;
  • une mauvaise distribution ;
  • des travaux lourds ;
  • des charges élevées ;
  • une copropriété dégradée ;
  • une mauvaise performance énergétique ;
  • une situation administrative irrégulière.

L’étude des Notaires de France sur la valeur verte confirme, par exemple, que la performance énergétique influence désormais le prix des logements : les biens économes se vendent généralement plus cher que les logements comparables très énergivores, avec des écarts qui varient fortement selon le territoire et le type de bien.

Pour approfondir ce sujet, consultez notre analyse des défauts qui font baisser le prix d’un bien immobilier.

Comment le marché confirme-t-il que le prix est correct ?

Une estimation, même sérieuse, reste une évaluation. Après la diffusion, le comportement des acquéreurs fournit des informations nouvelles et particulièrement utiles.

Le marché valide progressivement le prix à travers quatre étapes :

  1. l’annonce est affichée dans les résultats de recherche ;
  2. les acquéreurs choisissent de la consulter ;
  3. certains demandent des renseignements ou une visite ;
  4. les visiteurs formulent ou non une offre.

Chaque étape permet d’identifier la cause d’un éventuel blocage.

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Le taux d’attractivité de l’annonce

Le taux d’attractivité mesure la proportion d’internautes qui ouvrent l’annonce après l’avoir vue dans les résultats d’un portail immobilier.

Il peut être calculé de la manière suivante :

Taux d’attractivité = nombre de consultations de l’annonce ÷ nombre d’affichages × 100

Chez Imkiz, nous considérons qu’un taux d’attractivité inférieur à 10 % constitue un signal d’alerte. Cela signifie que l’annonce apparaît dans les résultats, mais que peu d’acquéreurs décident de la consulter.

Plusieurs explications sont possibles :

  • le prix paraît trop élevé dès la page de résultats ;
  • la photographie principale n’est pas assez attractive ;
  • le titre ne met pas en avant le principal avantage du bien ;
  • certaines caractéristiques importantes sont mal renseignées ;
  • les biens concurrents paraissent plus intéressants.

Le prix joue un rôle majeur, car l’acquéreur compare simultanément plusieurs logements correspondant à son budget.

Un faible taux d’attractivité ne prouve néanmoins pas, à lui seul, que le prix est trop élevé. Il faut également contrôler la qualité de l’annonce, des photographies et de la diffusion.

Combien de temps faut-il attendre les premiers contacts ?

Les premiers jours de commercialisation sont particulièrement importants.

L’analyse des biens vendus par Imkiz montre que :

Délai après la mise en diffusion Part des biens vendus ayant déjà reçu leur premier contact
Le jour même ou le lendemain 41 %
Avant le 7e jour 87 %
Avant le 15e jour 92 %
Avant le 21e jour 94 %

Source : analyse interne Imkiz des biens vendus en 2025.

Ces données ne signifient pas qu’un logement sans contact à J7 ne se vendra jamais. Elles montrent en revanche que les biens qui trouvent finalement un acquéreur suscitent généralement de l’intérêt très rapidement.

À l’issue des quinze premiers jours :

  • une annonce qui génère des contacts et des visites peut conserver son prix si les retours restent positifs ;
  • une annonce très consultée, mais sans contact, présente probablement un problème de prix ou de contenu ;
  • une annonce peu consultée malgré de nombreux affichages doit être retravaillée ;
  • une absence totale de contact constitue un signal fort de décalage avec le marché.

Pour approfondir ce diagnostic, consultez notre article consacré aux cinq signaux indiquant que le prix d’un bien immobilier est trop élevé.

Des contacts, mais aucune demande de visite

Lorsque l’annonce génère des appels ou des messages mais que les acquéreurs ne souhaitent pas visiter, il faut analyser les questions qu’ils posent.

Ils peuvent découvrir au cours de l’échange :

  • des travaux plus importants que prévu ;
  • des charges élevées ;
  • une mauvaise performance énergétique ;
  • une nuisance ;
  • une absence de stationnement ;
  • une localisation moins attractive qu’ils ne le pensaient ;
  • une information absente de l’annonce.

Si ces objections sont récurrentes, le prix ne compense probablement pas suffisamment le défaut concerné.

La solution n’est pas toujours de baisser immédiatement le prix. Il peut d’abord être nécessaire de compléter l’annonce, d’ajouter un plan, de préciser le montant des charges ou de fournir un devis.

Des visites, mais aucune offre

Lorsque plusieurs acquéreurs visitent le logement mais qu’aucun ne formule d’offre, le prix devient l’une des principales hypothèses à examiner.

La visite permet aux acheteurs de confronter la promesse de l’annonce à la réalité. Ils découvrent alors :

  • les volumes ;
  • la luminosité ;
  • le bruit ;
  • l’état des parties communes ;
  • les travaux ;
  • la qualité de l’environnement ;
  • les avantages et les contraintes du logement.

Si le bien plaît mais que son prix paraît trop élevé par rapport aux alternatives disponibles, les visiteurs peuvent préférer attendre ou acheter un autre logement.

Il faut alors recueillir des retours précis :

  • qu’est-ce qui a plu ?
  • qu’est-ce qui a empêché de faire une offre ?
  • quel budget les visiteurs jugeaient-ils cohérent ?
  • quels autres biens ont-ils visités ?
  • ont-ils finalement acheté un logement concurrent ?

Plusieurs visites sans offre ne prouvent pas automatiquement que le prix est mauvais. Mais lorsque les mêmes objections reviennent et que les biens concurrents se vendent, une réévaluation devient nécessaire.

Des offres systématiquement inférieures au prix demandé

Une offre basse isolée ne suffit pas à déterminer la valeur d’un logement.

En revanche, lorsque plusieurs acquéreurs indépendants proposent des montants proches les uns des autres et nettement inférieurs au prix demandé, le marché transmet une information importante.

Il faut alors vérifier :

  • si les offres sont réellement finançables ;
  • si elles reposent sur les mêmes objections ;
  • si leur montant correspond aux ventes comparables ;
  • si aucun acquéreur ne se positionne au prix après plusieurs semaines ;
  • si les biens concurrents trouvent preneur plus rapidement.

La valeur de marché ne correspond pas nécessairement à la première offre reçue. Mais une succession d’offres convergentes ne doit pas être ignorée.

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Tableau de diagnostic : que révèle le comportement des acquéreurs ?

Situation observée Cause possible Action prioritaire
Très peu d’affichages Prix hors des filtres ou diffusion insuffisante Vérifier les critères, le prix et les portails utilisés
Beaucoup d’affichages, peu de consultations Prix ou visuel principal peu attractif Revoir le positionnement et la photographie principale
Des consultations, aucun contact Rapport qualité-prix insuffisant Comparer avec les annonces concurrentes
Des contacts, mais aucune visite Information décourageante ou prix non compensateur Analyser les objections et compléter l’annonce
Des visites, aucune offre Décalage entre le prix et la réalité du bien Recueillir les retours et réévaluer
Plusieurs offres très basses Valeur perçue inférieure au prix affiché Reprendre les comparables et le coût des défauts
Une offre proche du prix Positionnement globalement cohérent Examiner la solidité du financement
Plusieurs offres rapides Prix attractif et forte demande Comparer les conditions, pas seulement le montant

Le problème vient-il toujours du prix ?

Non. Une absence de résultat peut également provenir de la commercialisation.

Avant de modifier le prix, il faut vérifier plusieurs éléments.

La qualité des photographies

Des photographies sombres, peu nombreuses ou mal cadrées peuvent réduire fortement le nombre de consultations.

La première photographie doit immédiatement présenter l’un des principaux atouts du logement : séjour, façade, vue, terrasse ou jardin.

La qualité de l’annonce

L’annonce doit donner les informations essentielles sans obliger l’acquéreur à deviner :

  • localisation suffisamment précise ;
  • surface ;
  • nombre de pièces et de chambres ;
  • étage et ascenseur ;
  • extérieur ;
  • stationnement ;
  • DPE ;
  • charges ;
  • travaux ;
  • principaux atouts.

La diffusion

Un bien diffusé sur un nombre limité de portails touche moins d’acquéreurs.

Avant de conclure que le prix est inadapté, il faut s’assurer que l’annonce bénéficie d’une visibilité suffisante sur les sites utilisés par les acheteurs du secteur.

La disponibilité pour les visites

Des créneaux trop rares ou des délais de réponse importants peuvent faire perdre des acquéreurs pourtant intéressés.

La cohérence de l’annonce

Une annonce qui minimise un défaut génère parfois des visites, mais peu d’offres. Les visiteurs ont alors le sentiment que le bien ne correspond pas à ce qui leur a été présenté.

Le bon prix et la bonne commercialisation sont donc indissociables.

Au bout de combien de temps faut-il réagir ?

Il ne faut pas attendre plusieurs mois pour analyser les résultats.

Une première évaluation peut être effectuée après sept jours, puis un diagnostic complet après quinze jours.

Après 7 jours

Vérifiez :

  • le nombre d’affichages ;
  • le taux d’attractivité ;
  • le nombre de consultations ;
  • le nombre de contacts ;
  • les premières objections.

Si l’annonce n’est presque jamais affichée, le problème peut venir du paramétrage, de la diffusion ou d’un prix situé au-dessus des filtres de recherche.

Après 15 jours

L’absence de contact devient préoccupante.

Selon les données Imkiz, 92 % des biens qui ont finalement été vendus avaient reçu leur premier contact avant le quinzième jour.

Il faut alors comparer à nouveau :

  • le prix ;
  • l’offre concurrente ;
  • les photographies ;
  • le contenu de l’annonce ;
  • le taux d’attractivité ;
  • la qualité de la diffusion.

Après plusieurs visites sans offre

Il faut recueillir les retours et rechercher les objections communes.

Attendre sans modifier la stratégie risque de faire perdre la dynamique des premières semaines. Une annonce ancienne peut également susciter des questions chez les acquéreurs : pourquoi le bien n’est-il toujours pas vendu ?

Notre analyse du délai nécessaire pour vendre un bien immobilier en 2026 permet de replacer cette situation dans le contexte actuel.

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Comment ajuster le prix sans brader son bien ?

Baisser le prix ne signifie pas nécessairement renoncer à défendre la valeur du logement.

L’objectif est de repositionner le bien à un niveau :

  • cohérent avec les ventes récentes ;
  • compétitif par rapport aux annonces concurrentes ;
  • compatible avec les budgets des acquéreurs ;
  • suffisamment attractif pour relancer les contacts.

Refaire l’estimation avec des données actualisées

Il faut reprendre l’analyse depuis le début :

  1. examiner les nouvelles ventes disponibles ;
  2. vérifier l’évolution récente du marché ;
  3. identifier les biens concurrents qui ont disparu des portails ;
  4. intégrer les retours des visiteurs ;
  5. réévaluer les travaux et les défauts ;
  6. déterminer une nouvelle fourchette réaliste.

Effectuer un ajustement réellement visible

Une réduction symbolique peut être insuffisante pour modifier la perception des acquéreurs.

Le nouveau prix doit notamment permettre au logement :

  • de redevenir compétitif ;
  • de se rapprocher des biens comparables ;
  • d’entrer dans de nouveaux filtres de budget ;
  • de justifier une relance auprès des acquéreurs précédents.

Il n’existe pas de pourcentage universel de baisse. La correction dépend de l’écart initial entre le prix affiché et la valeur de marché.

Revoir simultanément l’annonce

Un changement de prix est plus efficace lorsqu’il s’accompagne, si nécessaire :

  • de nouvelles photographies ;
  • d’un titre plus précis ;
  • d’un descriptif retravaillé ;
  • d’un plan ;
  • de devis pour les travaux ;
  • d’informations plus transparentes ;
  • d’une diffusion renforcée.

L’objectif est de donner une nouvelle dynamique à la commercialisation.

Ne pas confondre prix affiché et prix net vendeur

Le prix visible par l’acquéreur comprend généralement les honoraires d’agence lorsque ceux-ci sont inclus dans le prix de vente.

Deux biens procurant le même montant net à leur propriétaire peuvent donc être affichés à des prix différents selon le niveau des honoraires.

Des frais d’agence réduits permettent :

  • de rendre le prix acquéreur plus compétitif ;
  • de préserver davantage le net vendeur ;
  • de limiter la baisse supportée par le propriétaire.

Pour comprendre ce calcul, consultez notre article consacré au prix net vendeur.

Les erreurs à éviter pour déterminer le bon prix

Choisir systématiquement l’estimation la plus élevée

Une estimation haute est agréable à entendre, mais elle n’est pertinente que si elle peut être justifiée par le marché.

Le prix conseillé doit reposer sur des données, des comparaisons et une analyse des caractéristiques du bien.

Ajouter automatiquement le coût des travaux

Des travaux réalisés pour 30 000 € n’augmentent pas nécessairement la valeur du bien de 30 000 €.

Certaines dépenses améliorent la valeur, d’autres entretiennent simplement le logement. Le résultat dépend également de la qualité des travaux et des attentes des acquéreurs.

Se baser uniquement sur un prix au mètre carré

Le prix au mètre carré constitue un point de départ, pas une estimation complète.

Il ne tient pas suffisamment compte de l’étage, de la vue, du plan, de l’état, du DPE, des extérieurs ou des nuisances.

Tester volontairement un prix très élevé

Commencer très au-dessus du marché pour « voir ce qui se passe » peut faire perdre les acquéreurs présents au lancement.

Lorsqu’ils ont déjà écarté l’annonce, une baisse tardive ne suffit pas toujours à les faire revenir.

Attendre indéfiniment le bon acquéreur

Chaque bien peut intéresser un profil particulier. Mais un prix très supérieur au marché ne devient pas juste parce qu’un acquéreur exceptionnel pourrait, un jour, l’accepter.

Le prix doit correspondre à une demande solvable réellement présente.

Peut-on vendre rapidement sans baisser son prix ?

Oui, à condition que le prix initial soit déjà cohérent avec le marché.

Une vente rapide ne suppose pas nécessairement une décote. Elle repose généralement sur quatre éléments :

  1. une estimation réaliste ;
  2. une annonce professionnelle ;
  3. une diffusion suffisamment large ;
  4. une grande réactivité dans le traitement des contacts.

Lorsque ces conditions sont réunies, la concurrence entre plusieurs acquéreurs peut permettre de défendre le prix.

À l’inverse, maintenir un prix trop élevé ne protège pas le montant final de la vente. Cela peut prolonger la commercialisation, fragiliser l’annonce et conduire à accepter plus tard une baisse plus importante.

Retrouvez nos recommandations pour vendre rapidement sans baisser le prix de son bien immobilier.

Conclusion : le bon prix se calcule, puis se vérifie

Le bon prix d’un bien immobilier doit d’abord être estimé à partir des ventes récentes, du marché local et des caractéristiques réelles du logement. Il doit ensuite être confirmé par le comportement des acquéreurs.

Les principaux indicateurs à surveiller sont :

  • les affichages de l’annonce ;
  • le taux d’attractivité ;
  • les consultations ;
  • les contacts ;
  • les visites ;
  • les offres ;
  • les retours des acquéreurs ;
  • la vitesse de vente des biens concurrents.

Selon les données Imkiz, 87 % des biens vendus ont reçu leur premier contact avant le septième jour et 92 % avant le quinzième jour. Une absence de contact pendant deux semaines ne doit donc pas être banalisée.

Elle ne signifie pas nécessairement qu’il faut baisser immédiatement le prix. Il faut d’abord vérifier la présentation, la diffusion et les informations de l’annonce. Si ces éléments sont satisfaisants, le prix doit être réévalué.

Un prix réaliste ne consiste pas à brader son logement. Il permet de générer suffisamment d’intérêt pour créer une concurrence entre acquéreurs et vendre dans de bonnes conditions.

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Important :

Comment savoir si le prix de mon bien immobilier est trop élevé ?

Le prix est probablement trop élevé lorsque l’annonce est suffisamment visible mais génère peu de consultations, aucun contact pendant quinze jours, plusieurs visites sans offre ou uniquement des offres nettement inférieures au prix demandé.

Combien de contacts doit générer une annonce immobilière ?

Il n’existe pas de nombre universel, car le volume dépend du type de bien et du marché local. Le délai du premier contact est toutefois instructif : selon les données Imkiz, 87 % des biens vendus ont reçu leur premier contact avant sept jours et 92 % avant quinze jours.

Un bien vendu rapidement a-t-il été sous-évalué ?

Pas nécessairement. Un logement correctement estimé et bien commercialisé peut susciter rapidement plusieurs demandes. La présence de plusieurs acquéreurs permet au contraire de défendre le prix et de sélectionner l’offre la plus solide.

Une estimation en ligne suffit-elle pour fixer le prix ?

Une estimation en ligne donne une première fourchette, mais elle doit être complétée par une analyse du logement, des ventes récentes, de l’offre concurrente et du marché local.

Faut-il baisser le prix après quinze jours sans contact ?

Il faut au minimum réexaminer la stratégie. Vérifiez d’abord la diffusion, les photographies, le descriptif et le taux d’attractivité. Si l’annonce est correctement présentée et largement diffusée, l’absence de contact indique probablement que le prix est trop élevé.

De combien faut-il baisser le prix d’un bien immobilier ?

Il n’existe pas de pourcentage valable pour tous les logements. La baisse doit correspondre à l’écart entre le prix affiché et la valeur issue des ventes comparables, des annonces concurrentes et des retours des acquéreurs.

Les prix des annonces permettent-ils de connaître la valeur d’un bien ?

Ils permettent de connaître la concurrence, mais pas le prix réel des transactions. Les prix affichés représentent les attentes des vendeurs. Ils doivent être complétés par les ventes enregistrées dans DVF et par une analyse de l’évolution récente du marché.

Quelle est la différence entre estimation et prix de marché ?

L’estimation est une évaluation réalisée avant ou pendant la commercialisation. Le prix de marché correspond au montant qu’un acquéreur solvable est réellement prêt à payer dans les conditions du moment.

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