Après une année 2025 dynamique, le marché immobilier a été plus compliqué au 1er semestre 2026. Quelles sont les perspectives pour la fin 2026 ?
Le marché immobilier français termine le premier semestre 2026 dans une situation plus complexe qu'attendu six mois plus tôt. La reprise amorcée en 2025 n'a pas disparu, mais elle a perdu de sa vigueur. Les acheteurs sont revenus, les prix ont cessé de reculer à l'échelle nationale et certaines métropoles montrent des signes de stabilisation. Dans le même temps, le crédit se renchérit progressivement et l'incertitude économique ralentit les décisions.
Selon le baromètre SeLoger / Meilleurs Agents, les prix immobiliers ont progressé de seulement 0,1 % en France au cours du premier semestre 2026. Cette quasi-stabilité confirme que l'essentiel de la correction engagée en 2022 a été absorbé. Elle ne traduit toutefois pas l'entrée dans un nouveau cycle de hausse généralisée.
La comparaison des grandes villes — Paris, Lyon, Marseille, Nice, Toulouse, Montpellier, Bordeaux, Perpignan, ... — révèle une forte dispersion. Sur un an, les appartements progressent de 1,3 % à Toulouse et de 0,8 % à Marseille, mais reculent de 7,4 % à Perpignan. Le marché des maisons est encore plus contrasté : +1 % à Nice, contre -8,3 % à Bordeaux.
Le financement redevient la variable centrale. En mai 2026, le taux moyen des crédits immobiliers atteint 3,25 %, avec 3,34 % sur 20 ans et 3,37 % sur 25 ans. L'Observatoire Crédit Logement / CSA souligne que la remontée réelle des barèmes est plus rapide que ne le laisse penser la faible variation du taux moyen.
« Le marché devrait rester actif, mais sans emballement. »
Pour les propriétaires vendeurs, le marché de fin juin 2026 n'est donc ni bloqué ni euphorique. Il reste possible de vendre dans de bonnes conditions, à condition de raisonner à partir des références récentes, de la solvabilité réelle des acheteurs et des caractéristiques précises du logement.
Le marché immobilier français s'est stabilisé au premier semestre 2026, mais la reprise reste fragile. Les prix progressent de 0,1 % au niveau national, la demande demeure présente et les banques continuent de financer les dossiers solides. Le marché n'a toutefois pas retrouvé la fluidité des années 2019 à 2021.
Les conditions de crédit se dégradent lentement. Le taux moyen atteint 3,26 % en juin 2026 et pourrait encore augmenter au second semestre. Le scénario central de BPCE retient 3,43 % au quatrième trimestre, tandis que SeLoger / Meilleurs Agents évoque un risque de convergence vers 4 % en fin d'année.
Les prix évoluent différemment selon les territoires et les types de biens. Les appartements résistent mieux dans plusieurs grandes villes, alors que les maisons subissent davantage le poids du prix total, des taux et du coût des travaux.
| Indicateur | Valeur | Lecture |
|---|---|---|
| Évolution des prix en France au 1er semestre 2026 | +0,1 % | Quasi-stabilité nationale |
| Taux moyen des crédits en mai 2026 | 3,25 % | Hors assurance et coût des sûretés |
| Taux moyen sur 15 ans | 3,12 % | En hausse depuis mars |
| Taux moyen sur 20 ans | 3,34 % | +17 points de base depuis décembre 2025 |
| Taux moyen sur 25 ans | 3,37 % | +12 points de base depuis décembre 2025 |
| Durée moyenne des prêts | 254 mois | 266 mois dans l'ancien |
| Part des prêts de 25 ans et plus | 44 % | Contre 51,1 % en 2024 |
| Transactions dans l'ancien en 2025 | 951 000 | Rebond de 13 % selon BPCE |
| Prévision de transactions dans l'ancien en 2026 | 890 000 | -6 % selon le scénario BPCE |
| Prévision de production de crédit en 2026 | 175 milliards d'euros | -6 % sur un an |
| Prévision BPCE du taux au 4e trimestre 2026 | 3,43 % | Scénario central |
| Prévision BPCE des prix au 4e trimestre 2026 | -0,1 % sur un an | Stabilité légèrement négative |
Ces chiffres dessinent un marché en équilibre instable. Les prix ne connaissent plus la correction généralisée de 2022 à 2024, mais la remontée des taux limite le potentiel de reprise.
Le rebond des transactions observé en 2025 n'est pas entièrement acquis pour 2026. BPCE anticipe un retour à 890 000 ventes dans l'ancien, soit un niveau supérieur au creux de 2024, mais inférieur aux 951 000 transactions de 2025.
Le marché est sorti de la phase de correction rapide, mais pas de la période de fragilité. Les prix nationaux sont stables, les acheteurs ont davantage de choix et les banques cherchent encore à financer des projets. La reprise manque cependant de profondeur.
| Période | Situation dominante | Conséquence sur le marché |
|---|---|---|
| 2022 | Début de la hausse rapide des taux | Recul brutal du pouvoir d'achat immobilier |
| 2023 | Taux proches de leur point haut | Chute des volumes et correction des prix |
| 2024 | Détente progressive du crédit | Stabilisation lente de la demande |
| 2025 | Rebond des transactions | 951 000 ventes dans l'ancien selon BPCE |
| 1er semestre 2026 | Prix stables mais contexte plus incertain | Reprise freinée et marché plus sélectif |
Le baromètre SeLoger / Meilleurs Agents estime que le marché a réalisé l'essentiel de son ajustement. Cette lecture est cohérente avec une hausse nationale de 0,1 % sur le semestre et le retour à une légère progression dans certains marchés ayant fortement corrigé, comme Paris ou Lyon.
BPCE apporte une lecture plus prudente. Après une progression des ventes au début de l'année, les transactions de mars 2026 ont reculé de 8 % par rapport à mars 2025. Le redémarrage de 2025 pourrait donc céder la place à un marché moins actif au second semestre.
Le coût du crédit progresse alors que les prix n'ont plus suffisamment baissé pour compenser cette hausse. À montant emprunté identique, chaque augmentation de taux réduit la capacité d'achat ou accroît la mensualité.
| Période | Taux moyen | 15 ans | 20 ans | 25 ans |
|---|---|---|---|---|
| Décembre 2024 | 3,31 % | 3,24 % | 3,26 % | 3,34 % |
| Mai 2025 | 3,09 % | 3,05 % | 3,09 % | 3,17 % |
| Décembre 2025 | 3,16 % | 3,09 % | 3,17 % | 3,25 % |
| Mars 2026 | 3,22 % | 3,04 % | 3,21 % | 3,27 % |
| Avril 2026 | 3,23 % | 3,06 % | 3,27 % | 3,31 % |
| Mai 2026 | 3,25 % | 3,12 % | 3,34 % | 3,37 % |
| Juin 2026 | 3,26 % | 3,12 % | 3,22 % | 3,30 % |
Le taux moyen n'a augmenté que de deux points de base entre avril et mai. Cette faible variation masque une hausse plus nette des durées les plus utilisées : depuis décembre 2025, le taux sur 20 ans a gagné 17 points de base.
« La remontée des taux est rapide et non négligeable. »
Les banques continuent de soutenir les dossiers solides, mais elles deviennent plus prudentes. La part des prêts de 25 ans et plus est passée de 51,1 % en 2024 à 44 % en mai 2026. Cette réduction limite la possibilité d'abaisser les mensualités par un nouvel allongement de la durée.
L'Observatoire constate également une sélection accrue des emprunteurs. Le rebond de la solvabilité mesurée provient en partie du retour de ménages plus aisés et de secundo-accédants disposant du produit d'une revente.
Le scénario le plus prudent est celui d'un recul des volumes par rapport à 2025, sans retour au point bas de 2024.
| Année | Transactions dans l'ancien | Évolution ou lecture |
|---|---|---|
| 2019 | 1 087 000 | Marché très actif avant la crise sanitaire |
| 2020 | 1 040 000 | Résistance malgré les confinements |
| 2021 | 1 230 000 | Point haut historique |
| 2022 | 1 166 000 | Début du retournement |
| 2023 | 932 000 | Effet du choc de taux |
| 2024 | 845 000 | Point bas du cycle récent |
| 2025 | 951 000 | Rebond de 13 % |
| 2026 | 890 000 | Prévision BPCE, soit -6 % |
Le marché resterait ainsi nettement inférieur aux niveaux de 2019 à 2022. Il demeurerait toutefois au-dessus du creux de 2024, ce qui confirme l'idée d'une normalisation incomplète plutôt que d'un nouveau blocage.
Pour les vendeurs, la baisse des volumes signifie que tous les biens ne trouveront pas automatiquement acquéreur. Les logements les mieux positionnés capteront une part plus importante de la demande disponible.
Les estimations Meilleurs Agents au 1er juillet 2026 font apparaître un écart de plus de cinq fois entre le prix moyen des appartements à Paris et à Perpignan.
| Ville | Appartement | Maison | Écart maison / appartement |
|---|---|---|---|
| Paris | 9 661 euros/m2 | 10 092 euros/m2 | +4 % environ |
| Nice | 5 205 euros/m2 | 6 361 euros/m2 | +22 % environ |
| Lyon | 4 663 euros/m2 | 5 762 euros/m2 | +24 % environ |
| Bordeaux | 4 343 euros/m2 | 4 871 euros/m2 | +12 % environ |
| Marseille | 3 626 euros/m2 | 4 911 euros/m2 | +35 % environ |
| Toulouse | 3 564 euros/m2 | 4 055 euros/m2 | +14 % environ |
| Montpellier | 3 433 euros/m2 | 3 987 euros/m2 | +16 % environ |
| Perpignan | 1 794 euros/m2 | 2 111 euros/m2 | +18 % environ |
Paris demeure un marché à part, avec un prix moyen proche de 10 000 euros/m2. Nice forme le deuxième niveau de prix, devant Lyon et Bordeaux. Marseille, Toulouse et Montpellier se situent dans une zone comprise entre 3 400 et 3 700 euros/m2 pour les appartements.
L'écart entre maisons et appartements est particulièrement élevé à Marseille. Il traduit la rareté relative des maisons et leur localisation fréquente dans des secteurs résidentiels plus chers que la moyenne municipale.
| Rang | Ville | Évolution sur 3 mois | Évolution sur 1 an | Lecture |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Toulouse | +1 % | +1,3 % | Progression annuelle la plus nette du panel |
| 2 | Marseille | +1,6 % | +0,8 % | Dynamique positive à court et moyen terme |
| 3 | Lyon | +1,7 % | +0,6 % | Rebond après une forte correction sur cinq ans |
| 4 | Montpellier | +0,4 % | -0,1 % | Quasi-stabilité |
| 5 | Paris | +0,4 % | -0,4 % | Stabilisation après -11,1 % sur cinq ans |
| 6 | Nice | -0,3 % | -0,4 % | Léger tassement sur un niveau élevé |
| 7 | Bordeaux | +0,2 % | -1,2 % | Stabilisation récente, correction annuelle persistante |
| 8 | Perpignan | -0,5 % | -7,4 % | Correction encore marquée |
Toulouse, Marseille et Lyon constituent le groupe le plus résistant sur un an. Lyon enregistre même la meilleure évolution sur trois mois, avec +1,7 %, après une baisse de 10,3 % sur cinq ans.
Paris, Nice et Montpellier se situent autour de la stabilité. Cette situation recouvre toutefois des trajectoires différentes : Paris sort d'une correction importante, Nice conserve une forte hausse sur cinq et dix ans, tandis que Montpellier affiche une progression limitée sur cinq ans.
Perpignan reste le marché le plus fragile pour les appartements. Le recul de 7,4 % sur un an impose aux vendeurs de ne pas utiliser des références trop anciennes pour fixer leur prix.
Le segment des maisons est davantage exposé au prix total, au coût du financement et aux travaux. Une maison peut afficher un prix raisonnable au mètre carré tout en dépassant la capacité d'achat des familles en raison de sa surface.
| Rang | Ville | Évolution sur 3 mois | Évolution sur 1 an | Lecture |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Nice | +3,6 % | +1 % | Seul marché en hausse annuelle nette |
| 2 | Marseille | +1,5 % | +0,8 % | Résistance des maisons malgré un prix élevé |
| 3 | Lyon | +2,7 % | -0,7 % | Rebond récent sans effacer la baisse annuelle |
| 4 | Toulouse | +3,4 % | -2 % | Redressement récent à confirmer |
| 5 | Perpignan | +2,5 % | -2,3 % | Meilleure tenue que les appartements |
| 6 | Montpellier | -1,9 % | -7 % | Correction forte du segment familial |
| 7 | Bordeaux | -1,2 % | -8,3 % | Marché le plus sous pression du panel |
| N.D. | Paris | N.D. | N.D. | Volumétrie insuffisante pour établir une tendance |
Nice et Marseille sont les deux seules villes du panel où les maisons progressent sur un an. Leur dynamique ne doit pas être extrapolée à tous les biens : les moyennes peuvent être influencées par la rareté et la composition des ventes.
Bordeaux et Montpellier enregistrent les corrections les plus fortes. Dans ces marchés, les vendeurs de maisons doivent raisonner en prix total et mesurer précisément le coût des travaux, de l'énergie et de l'entretien pour les acquéreurs.
| Ville | Situation à fin juin 2026 | Point de vigilance pour vendre |
|---|---|---|
| Paris | Stabilisation après une baisse de 11,1 % des appartements sur cinq ans | Comparer à l'échelle de la rue et de l'immeuble |
| Lyon | Rebond récent des appartements, maisons encore légèrement en baisse sur un an | Ne pas reprendre les prix du sommet d'avant correction |
| Marseille | Progression modérée des appartements et des maisons | Tenir compte des écarts majeurs entre arrondissements |
| Nice | Appartements stables, maisons en hausse et prix durablement élevés | Justifier les primes de vue, d'extérieur et d'emplacement |
| Toulouse | Meilleure hausse annuelle des appartements du panel | Les maisons restent sensibles au budget total |
| Montpellier | Appartements quasi stables, maisons en forte correction | Distinguer nettement les deux segments |
| Bordeaux | Stabilisation récente des appartements, maisons toujours sous pression | Utiliser des références de vente très récentes |
| Perpignan | Correction marquée des appartements, maisons plus résistantes | État de la copropriété et travaux déterminants |
À 9 661 euros/m2 pour un appartement, Paris demeure de très loin la ville la plus chère du panel. La hausse de 0,4 % sur trois mois et de 1,1 % sur deux ans suggère que la correction touche à sa fin. Les vendeurs doivent néanmoins intégrer la baisse de 11,1 % sur cinq ans et la forte dispersion entre arrondissements, quartiers et rues.
Les appartements lyonnais progressent de 1,7 % sur trois mois et de 0,6 % sur un an. Cette amélioration intervient après un recul de 10,3 % sur cinq ans. Le marché se normalise, mais reste très sélectif sur les logements énergivores ou nécessitant une rénovation importante.
Marseille est la seule ville étudiée, avec Nice, où appartements et maisons progressent tous deux sur un an. Les évolutions atteignent +0,8 % sur chaque segment. Cette résistance globale masque toutefois des écarts considérables entre les arrondissements et les quartiers.
Les appartements niçois reculent de 0,4 % sur un an, mais les maisons progressent de 1 %. Sur cinq ans, les deux segments restent en forte hausse. Le marché niçois conserve donc une dynamique patrimoniale particulière, même si les appartements marquent une pause.
Avec +1,3 % sur un an, Toulouse affiche la meilleure évolution des appartements parmi les huit villes étudiées. Les maisons reculent encore de 2 % sur un an, malgré un rebond de 3,4 % sur trois mois.
Les appartements sont presque stables à -0,1 % sur un an. Les maisons perdent en revanche 7 %. Cette différence montre que l'attractivité d'une ville ne protège pas les biens dont le prix total devient difficile à financer.
Les appartements bordelais reculent de 1,2 % sur un an, mais gagnent 0,6 % sur le dernier mois. Les maisons perdent 8,3 % sur un an et 13,8 % sur cinq ans. Une estimation fondée sur les valeurs du cycle haussier précédent serait particulièrement risquée.
Perpignan reste la ville la moins chère du panel, avec 1 794 euros/m2 pour les appartements. Le recul annuel de 7,4 % montre cependant qu'un prix bas n'empêche pas une correction lorsque l'offre, les travaux ou la qualité des copropriétés limitent la demande.
| Caractéristique | Effet sur la demande | Pourquoi ? |
|---|---|---|
| Prix cohérent dès la mise en vente | Très favorable | Capte les acheteurs actifs au lancement |
| Absence de travaux importants | Favorable | Budget total plus prévisible |
| Bon DPE | Favorable | Moins de dépenses et de risque réglementaire |
| Balcon, terrasse, jardin ou vue | Favorable | Caractéristique rare et différenciante |
| Plan fonctionnel | Favorable | Surface utile mieux valorisée |
| Proximité des transports et des emplois | Favorable | Réduit le coût et le temps des déplacements |
| Travaux lourds sans décote | Défavorable | Financement plus complexe et coût incertain |
| Charges ou copropriété fragiles | Défavorable | Risque de dépenses futures |
Le marché de 2026 récompense la lisibilité. Un acquéreur doit pouvoir comprendre rapidement le prix total de son projet, les travaux à prévoir et les dépenses futures.
Les biens présentant plusieurs défauts peuvent toujours se vendre, mais seulement lorsque le prix en tient compte. Un mauvais DPE, un étage sans ascenseur ou une copropriété nécessitant des travaux ne peuvent plus être neutralisés par la seule pénurie d'offre.
Le DPE est devenu un critère de prix, de financement et de liquidité. Son effet varie selon la ville et le type de bien, mais il intervient désormais très tôt dans l'analyse des acheteurs.
| Situation énergétique | Perception de l'acheteur | Conséquence possible |
|---|---|---|
| Classe A à C | Dépenses maîtrisées | Meilleure résistance du prix |
| Classe D ou E | Vigilance sur les consommations | Analyse des améliorations possibles |
| Classe F ou G | Travaux et contraintes anticipés | Décote ou négociation plus forte |
| Travaux énergétiques documentés | Budget plus lisible | Réduction de l'incertitude |
| Absence de devis ou d'audit | Risque difficile à chiffrer | Marge de sécurité demandée par l'acheteur |
Dans les marchés où les appartements ont déjà fortement corrigé, comme Perpignan, Bordeaux, Paris ou Lyon sur cinq ans, une mauvaise performance énergétique peut accentuer la décote.
Pour une maison, le coût de rénovation peut atteindre une part significative du budget d'achat. Présenter des devis, des factures et un historique de consommation permet de limiter les hypothèses défavorables.
La période reste propice à la vente d'un bien correctement évalué, mais elle n'est pas favorable à la surestimation. Les prix nationaux sont stables, les acheteurs solvables sont présents et l'offre de crédit n'est pas fermée.
| Situation | Lecture du marché | Stratégie recommandée |
|---|---|---|
| Bien rénové et bien situé | Contexte favorable | Lancer au prix du marché réel |
| Appartement dans une ville stable ou en hausse | Demande présente | Éviter de transformer la stabilité en hausse fictive |
| Maison dans un marché en correction | Segment plus difficile | Raisonner en prix total et concurrence directe |
| Bien à travaux | Négociation probable | Documenter et intégrer le coût du chantier |
| Bien énergivore | Sélectivité élevée | Anticiper les questions sur la rénovation |
| Bien déjà sur le marché sans contact | Prix ou présentation probablement inadaptés | Revoir rapidement le positionnement |
Attendre une hausse généralisée au second semestre présente un risque. BPCE anticipe une légère baisse nationale de 0,1 % au quatrième trimestre, tandis que les taux pourraient atteindre 3,43 % dans son scénario central.
Une remontée vers 4 %, scénario de risque évoqué par SeLoger / Meilleurs Agents, réduirait encore la capacité d'achat. Pour un vendeur dont le projet est prêt, la visibilité actuelle peut être préférable à une attente spéculative.
« Le taux d'intérêt des crédits immobiliers constitue la variable clé. »
| Scénario | Hypothèses | Effet probable sur le marché |
|---|---|---|
| Stabilisation | Taux proches de 3,4 %, inflation contenue, confiance stable | Prix peu modifiés et activité modérée |
| Dégradation modérée | Taux en hausse, confiance en baisse, projets différés | Volumes en recul et négociations plus fortes |
| Scénario de taux proches de 4 % | Nouvelle tension inflationniste et monétaire | Pression accrue sur les primo-accédants et les maisons |
| Amélioration | Retour de la confiance et financement plus compétitif | Reprise progressive des transactions sans forte hausse des prix |
Le scénario le plus probable reste celui d'un marché actif mais sans emballement. Les prix nationaux devraient peu évoluer, avec des différences importantes selon les villes et les typologies.
Les appartements bien situés pourraient continuer à mieux résister que les maisons dans les marchés où le prix total est élevé. Les villes ayant déjà fortement corrigé peuvent se stabiliser, sans retrouver automatiquement les valeurs du sommet.
Le principal risque n'est pas nécessairement une forte baisse des prix, mais une réduction des volumes et un allongement des délais pour les biens mal positionnés.
| Étape | Action | Objectif |
|---|---|---|
| 1. Estimation | Comparer les ventes récentes et les annonces concurrentes | Déterminer un prix réaliste |
| 2. Analyse technique | Préparer DPE, diagnostics, charges et travaux | Réduire l'incertitude de l'acheteur |
| 3. Présentation | Désencombrer, réparer et réaliser des photos de qualité | Créer un impact dès la mise en ligne |
| 4. Mise en marché | Diffuser largement avec un dossier complet | Concentrer les contacts au lancement |
| 5. Suivi | Analyser contacts, visites et objections | Identifier rapidement un prix inadapté |
| 6. Ajustement | Corriger sans attendre une commercialisation trop longue | Éviter que l'annonce ne perde son attractivité |
Les premières semaines restent décisives. Un bien qui ne génère pas de contacts significatifs doit faire l'objet d'une analyse rapide du prix, de la présentation et de la visibilité.
Dans un marché plus rationnel, une estimation élevée ne protège pas le prix net vendeur. Elle peut au contraire conduire à une succession de baisses et à une négociation finale plus forte.
| Point clé | Conclusion |
|---|---|
| Prix nationaux | +0,1 % au premier semestre : stabilité plutôt que reprise |
| Crédit | 3,25 % en mai et risque de hausse au second semestre |
| Transactions | 890 000 ventes dans l'ancien prévues en 2026 par BPCE |
| Appartements | Toulouse, Marseille et Lyon sont les plus résistantes du panel |
| Maisons | Nice et Marseille progressent, Bordeaux et Montpellier corrigent fortement |
| Vendeurs | Le prix initial et la qualité du dossier sont déterminants |
| Second semestre | Marché probablement actif, mais sans hausse généralisée |
Pour un propriétaire qui souhaite vendre en 2026, l'analyse nationale doit être complétée par une estimation immobilière précise, fondée sur les ventes récentes et le marché local. Les pages consacrées à Paris, Lyon, Marseille, Nice, Toulouse, Montpellier, Bordeaux et Perpignan permettent d'approfondir les tendances propres à chaque ville.
Imkiz accompagne les propriétaires avec un modèle d'agence immobilière à honoraires fixes et un accompagnement jusqu'à la vente. Pour préparer un projet, il est également utile de consulter nos contenus sur les frais d'agence immobilière.
Les données locales de prix et d'évolution proviennent des estimations Meilleurs Agents au 1er juillet 2026 transmises pour Bordeaux. Elles constituent des indicateurs de marché et non une garantie de prix pour un logement particulier.
Le marché immobilier français est globalement stable, mais sa reprise reste fragile. Les prix ont progressé de seulement 0,1 % au niveau national durant le premier semestre 2026. Les acheteurs sont revenus, mais ils restent sélectifs et particulièrement attentifs au prix, au DPE, aux travaux et au coût total de leur projet.
Les prix immobiliers remontent-ils en France en 2026 ?Les prix ne connaissent pas de hausse généralisée. Leur progression nationale de 0,1 % au premier semestre correspond davantage à une stabilisation qu'à un nouveau cycle haussier. Certaines villes progressent légèrement, tandis que d'autres marchés, notamment les maisons à Bordeaux et Montpellier ou les appartements à Perpignan, restent orientés à la baisse.
Quel est le taux moyen d'un crédit immobilier en 2026 ?En mai 2026, le taux moyen des crédits immobiliers s'établit à 3,25 %, hors assurance et coût des sûretés. Il atteint en moyenne 3,12 % sur 15 ans, 3,34 % sur 20 ans et 3,37 % sur 25 ans. Les taux pourraient continuer à augmenter au second semestre 2026.
Combien de transactions immobilières sont attendues en 2026 ?Le Groupe BPCE prévoit environ 890 000 transactions dans l'ancien en 2026, soit une baisse de 6 % par rapport aux 951 000 ventes enregistrées en 2025. Le marché resterait toutefois plus actif qu'en 2024, année durant laquelle environ 845 000 transactions avaient été réalisées.
Quelles villes résistent le mieux pour les appartements en 2026 ?Parmi les huit villes étudiées, Toulouse affiche la meilleure évolution annuelle des appartements, avec une hausse de 1,3 %. Elle est suivie par Marseille à +0,8 % et Lyon à +0,6 %. Montpellier, Paris et Nice sont proches de la stabilité, tandis que Bordeaux et surtout Perpignan restent en baisse.
Pourquoi les maisons baissent-elles davantage dans certaines villes ?Les maisons représentent généralement un budget total supérieur à celui des appartements en raison de leur surface, de leur terrain et de leurs coûts d'entretien. Elles sont donc plus sensibles à la hausse des taux et à la baisse de la capacité d'emprunt. Sur un an, les maisons reculent notamment de 8,3 % à Bordeaux et de 7 % à Montpellier.
Est-ce le bon moment pour vendre un bien immobilier en 2026 ?Il peut être pertinent de vendre en 2026, car les prix sont globalement stabilisés et les acheteurs solvables restent présents. La période n'est toutefois pas favorable à la surestimation. Un bien proposé au-dessus des références récentes risque de générer peu de contacts et de rester longtemps sur le marché.
Quels biens immobiliers se vendent le mieux en 2026 ?Les biens les plus liquides sont ceux qui sont correctement évalués, bien présentés, sans travaux importants et correctement classés au DPE. Les logements lumineux, bien agencés et dotés d'un balcon, d'une terrasse, d'un jardin, d'un stationnement ou d'une vue conservent également une
Notre couverture est nationale. Grâce à notre mode de fonctionnement totalement digital nous vous accompagnons partout en France. Vous profiterez de nos honoraires réduits où que soit situé votre bien.